dimanche 5 septembre 2010

Cache ta joie !

Situation inédite lors de la 4ème journée de Ligue 1 lorsque Alain Blachon, entraîneur-adjoint de l'ASSE, a été expulsé pour avoir sauté de joie au cou du 4ème arbitre après le troisième but marqué par les Verts face à Lens. Comme quoi il est de plus en plus compliqué d'exprimer sa ferveur sur les terrains de football. Sale manie de la part des instances du ballon rond que de vouloir réformer et moraliser des excès d'enthousiasme, des gestes spontanés pas bien méchants. L'UEFA, jamais en retard quand il s'agit "d'innover" (voir sa position sur l'arbitrage vidéo !), vient ainsi d'interdire l'usage des fameuses Vuvuzelas dans toutes les tribunes d'Europe. Pourquoi pas, même cette bruyante tradition sud-africaine serait vite passée de mode.  Depuis quelques années le fait de soulever son maillot ou de sortir des limites du terrain après avoir marqué est sanctionné par un carton jaune. Bientôt on interdira aussi les Ola, les drapeaux, les chants et les...sourires.  Pendant ce temps on laisse des supporters et des dirigeants insulter adversaires et arbitres, brandir des banderoles injurieuses et ordurières, des saluts nazis, des spectateurs pousser des cris de singe quand des joueurs blacks touchent le ballon et jeter des piles sur les gardiens de but. 
Au moins avec l'équipe de France qui continue de perdre et de prendre des buts, on est à l'abri de tout débordement de joie répréhensible !

vendredi 13 août 2010

Cas d'école

Fin juillet, à Barcelone, l'athlétisme français  réalisait une grande et belle démonstration  de sport-spectacle, quelques jours seulement après la triste et pitoyable sortie de nos footballeurs en Afrique du Sud. Dix jours plus tard, à Budapest, ce sont les nageurs de l'Equipe de France qui nous offrent un festival de résultats, de grâce et de performances. Après Lemaitre, premier de sa classe, place à Lacourt, major de sa promotion. Deux prix d'excellence, deux étoiles de nos congés solaires. Dans leur sillage, leur souffle, une bonne cargaison de médailles d'or, de bronze et d'argent. La fierté de porter les couleurs d'un pays, un enthousiasme communicatif et un esprit d'équipe tout à fait remarquable dans des disciplines éminemment individuelles. A croire aussi que la mixité est un facteur de réussite et d'harmonie. Certaines femmes, notamment en athlétisme, ont montré une détermination et une envie de se dépasser remarquables. Et puis, surtout, que de beauté et de grâce sur cette piste et dans ce bassin ! Pour un Gourcuff, gueule d'ange et taille mannequin, combien de Ribéry, Lloris, Gallas ou Benzema aux physiques et à l'allure disgracieux dans le 11 tricolore ? Alors que les équipes de France de natation et d'athlétisme regorgent de Top-Models, à commencer par Camille Lacourt, Frédérick Bousquet, Yannick Agnel,  Appolline Dreyfus, Coralie Balmy, Aurore Mongel, Angela Tavernier...chez les nageurs. Et puis, Christine Arron, Véronique Mang,  Hind Déhiba, Christophe Lemaitre, Ronald Pognon, Romain Barras, Romain Mesnil...parmi nos athlètes. L'équipe de France de Basket qui entame son Mondial à la fin du mois en Turquie fera bien de s'inspirer de ces deux exemples car jusqu'à maintenant les défections peu glorieuses de Joakim Noah et Tony Parker, notamment, s'inspirent plus de l'état d'esprit qui régnait à Knysna que de l'ambiance de Barcelone ou Budapest

jeudi 5 août 2010

La balle à Blanc

Fin des vacances pour le football français. La L1 reprend ce week-end et l'équipe de France attaquera la semaine prochaine en Norvège. Charge à la Ligue, à la Fédération et à Laurent Blanc de prouver au public français que notre football a pris conscience de l'état lamentable dans lequel il s'est retrouvé en juillet dernier et qu'ils vont se "défoncer" pour lui permettre de retrouver son lustre d'il n'y a pas si longtemps et des valeurs disparues. Cette résurrection passe avant tout par les résultats, la qualité de jeu et l'image que proposera l'équipe de France au cours des premiers matches qu'elle disputera sous la baguette de Laurent Blanc. Celui-ci a décidé de marquer le coup en bannissant d'entrée de jeu les mutins de Knysna. L'occasion de découvrir à Oslo de nouveaux talents et des valeurs sûres mises au rencart par l'ex tout-puissant Domenech. A ce sujet, un grand merci à Lolo qui nous permet de constater que Lassana Diarra a bien récupéré de la maladie mystérieuse qu'il avait contractée la veille d'un double contrôle anti-dopage pendant le stage de Tignes, trois semaines avant le début de la Coupe du Monde.

dimanche 1 août 2010

Cherchez l'erreur !

A gauche William Gallas, né à Asnières sur Seine, défenseur de l'équipe de France mais certainement pas de ses valeurs, footballeur aigri et rancunier qui s'est embrouillé avec les dirigeants ou les coéquipiers de tous les clubs dans lesquels il a joué. Payé plus de
300 000 euros par mois, ce petit monsieur qui se sert de sa tête essentiellement pour frapper le ballon est le symbole navrant des dérives du football français qui s'est inspiré de ce qu'il y a de pire dans la jeunesse populaire et multi-culturelle .
A droite Myriam Soumaré, née à Paris, sprinteuse triplement médaillée à Barcelone où elle a conquis le titre européen sur 200 m. Rayonnante de bonheur, de fierté et de joie de vivre, chantant  et vivant la Marseillaise sur un podium qui était devenu son "dance floor", elle a avoué étre allée en Catalogne avant tout pour aider ses coéquipières dans le relais 4x100 mètres (finalement deuxièmes). Payée moins de 2000 euros par mois comme assistante-puéricultrice, elle représente une France belle et accueillante dans laquelle elle peut également pratiquer sa religion (Islam) librement et discrétement sans renier ses origines mauritaniennes.

A signaler qu'on est toujours sans nouvelles de Lassana Diarra, victime subite d'une maladie rare la veille d'un double contrôle anti-dopage pendant le stage de Tignes.  

dimanche 4 juillet 2010

Le faucheur du quart

De l'étonnant quart de finale entre le Brésil et les Pays-Bas, au delà de la superbe victoire des Néerlandais, le grand public retiendra surtout les noms et les envolées des héros du jour Sneijder, Robben ou Kuyt, garants des ambitions offensive et de l'efficacité des Oranjes. Mais tous les spécialistes l'ont noté, c'est bien Mark Van Bommel, le Bad Guy du Bayern, qui fait gagner son équipe, la seule des quatre demi-finalistes à avoir remporté toutes ses rencontres en Afrique du Sud. Certes, le milieu défensif hollandais, toujours titulaire et jamais remplacé lors des 5 rencontres disputées depuis le début de cette Coupe du Monde, ne brille pas par son élégance ou son style mais c'est par lui que passent toutes les relances et, surtout, c'est lui qui casse et étouffe toutes les velléités offensives de ses adversaires. Évidemment la manière est discutable: bras écartés, maillots retenus et petits coups plus ou moins tordus, mais curieusement, alors qu'il est un des joueurs qui commet le plus de fautes intentionnelles dans une équipe plutôt indisciplinée (82 fautes depuis le début du Mondial, derrière le Ghana, Le Paraguay et le Mexique), il est celui qui bénéficie le plus de la mansuétude ou de l'incompétence des arbitres. Ainsi contre le Brésil, il a commis au moins vingt fautes répréhensibles et évidentes pour les téléspectateurs. Quatre seulement ont été sanctionnées d'un coup franc pour la  Seleçào. Plus fort encore, celui qu'on surnomme "La teigne" et "la grande faucheuse" n'a pas pris le moindre carton depuis le début de cette phase finale. Plus qu'une  réputation de gros tricheur, il faut y voir l'intelligence d'un joueur qui a fait le bonheur de tous ces entraîneurs et partenaires au PSV Eindhoven, puis au Barça et enfin au Bayern.  Vincent Duluc, comme toujours, a magnifiquement résumé le profil du milieu néerlandais: "Il est le joueur que tout le monde adore détester. Mais il suffit de renverser la perspective pour balayer le moindre doute : quand on est entraîneur, on commence par choisir Mark Van Bommel". Seul Marco Van Basten, ancien sélectionneur des Pays-Bas, n'a pas compris combien le côté laborieux de Van Bommel était utile et se priva de lui pour l'Euro 2008. Un épisode qui  n'a pas affecté plus que cela celui qui est devenu, cette saison,  le premier joueur non allemand à porter le brassard de capitaine du Bayern Münich.

samedi 26 juin 2010

L'ange vain

Ils se prénomment tous deux Nicolas mais là où le premier, en son noir destin, se vautrait dans la fange saumâtre du cloaque de l'équipe de France au bout d'une Afrique qu'il vénère comme beaucoup d'Antillais, l'autre, chevalier blanc du sport français,  a participé à l'écriture d'une des plus belles page de la  légende du sport à l'issue d'un match d'anthologie du tournoi de Wimbledon, temple et berceau du tennis. Nicolas Anelka,  le banlieusard de Trappes, a honteusement profité et abusé de sa notoriété et de la renommée de l'événement auquel il participait pour mettre en avant les pires monstruosités que le football moderne a engendrées et déclencher la plus grave crise du football français. Une semaine plus tard, le provincial d'Angers  Nicolas Mahut, à l'occasion d'un banal premier tour des Internationaux de Grande-Bretagne face au géant américain John Isner (tout aussi héroïque) , est devenu un héros en disputant une rencontre mémorable qu'il perdit.  Le discret tennisman français (150ème mondial)  a prouvé tout au long des 11 heures et 5 minutes que dura ce match record qu'on pouvait faire du sport de très haut niveau et aller bien au delà de ses forces et de son courage pour tenter de gagner sans insulter son adversaire, l'arbitre ou le public, simuler une blessure au moindre coup de vent ou accuser la terre entière à la première balle litigieuse. Quel enjeu un joueur à la mentalité de footballeur français aurait pu trouver dans ce match ? Une place au deuxième tour du tournoi ,  25 000 euros minimum et la perspective de se faire torcher en 8èmes de finale par Rafaël Nadal. Mahut lui n'y a vu qu'un nouveau défi après avoir difficilement décroché sa place dans le tableau final en passant par les qualifications. Un challenge à relever face à un géant de 2m06 qui balance des services à 240 km/h. Qu'est-ce qui a empêché Mahut de laisser filer alors que lui et son adversaire avait déjà fait exploser toutes les pendules du All England Club ? L'amour de son sport, le respect du public et surtout  la fierté du champion qui ne renonce jamais. Grâce à cet exploit, Nicolas Mahut et John Isner sont devenus de véritables références du tennis et du sport moderne. Tout le monde oubliera qui a gagné leur match mais on se souviendra toujours du nom de ces deux valeureux conquérants du bout de la nuit. Thierry Henry, un soir de novembre, aurait pu rejoindre la glorieuse confrérie de ces chevaliers de l'inutile. Il aurait suffi qu'il reconnaisse immédiatement sa faute, cette tache indélébile qui fut la première à maculer le maillot frappé du coq.

lundi 21 juin 2010

Les Bleus passent le BAC

Les joueurs de l'équipe de France ayant décidé de boycotter l'entraînement de ce dimanche, le président Escalette, ancien prof d'Anglais, a décidé, pour les occuper, de leur faire passer l'épreuve de Philosophie du Baccalauréat. Le sujet sur lequel ils ont planché était adapté à la situation actuelle: Les trois principes fondateurs de la République française: Liberté, Égalité, Fraternité sont-elles des valeurs que doit véhiculer l'équipe nationale ? Voici les réponses de quelque uns des joueurs présents en Afrique du sud.


Evra: "Comment se fait-il, que les déclarations de Robespierre aient pu être rendues publiques ? Il y un traître dans l'Assemblée Constituante. Je propose que les députés boycottent les Etats Généraux"

Ribéry: "Du moment qu'on me laisse jouer tout seul avec mon ballon ! Et pourquoi Gourcuff, il reçoit plein de lettres d'admiratrices ? Si c'est ça l'égalité ! Et puis nous on est tous des frères de beaux gosses de Zahia"

Anelka: "Moi la liberté je l'enc... , l'égalité c'est une fille de p... et la fraternité je lui nique sa race".

Govou: "Moi je suis d'accord et on va tous arroser ça au Macumba" 

Abidal: "Libéro, Mégalo, Perso.C'est ma devise à moi"

Gallas: "Je suis libre de faire la gueule. Nasri et Touré sont à égalité en terme de connerie. Et vous trouvez que c'est fraternel de donner le brassard de capitaine à Evra ?"

Gignac: "J'ai pas compris la question"

Henry: "Avec 20 millions d'euros par an, je me sens très libre. En équipe de France, on est tous égaux, surtout moi. La fraternité, c'est donner un coup de main dans les moments difficiles"

Carasso: Absent pour cause de maladie

samedi 19 juin 2010

Cuisine interne

Ce jeudi noir a scellé définitivement le sort de Raymond Domenech, petit chef d'un ancien bon établissement dont la seule étoile remontait à 1998, lorsqu'Aimé Jacquet y servait une nouvelle cuisine savoureuse et inventive alors qu'aujourd'hui c'est devenu un bouiboui infâme dans lequel on ne mange que de la daube fade et nauséabonde. C'est donc à Laurent Blanc que va revenir la délicate mais passionnante mission de relever l'équipe de France comme un grand chef peut sublimer un plat raté à condition qu'il  ait les bons ingrédients. A cet effet, sa première mission sera de jeter à la poubelle tous les produits périmés: Henry, Govou, Evra, Abidal, Cissé, Squilacci ou Reveillères. Eliminer ceux qui sont avariés et contaminent les autres: Gallas, Ribéry et Anelka et se passer de ceux qui n'ont pas de goût et n'apportent pas grand chose: Gignac,  Diarra ou Valbuena. Il va falloir ensuite proposer une nouvelle recette, un plat qui lui ressemble: roboratif mais ambitieux et savoureux. Il lui faudra s'appuyer sur des produits de base, des valeurs sûres: Sagna, Malouda, Toulalan, Lloris et Diaby. Ne pas hésiter à prendre des épices exotiques même si elles sont à doser avec précaution comme Benzema, Ben Arfa et Nasri et puis agrémenter le tout avec de jeunes pousses: Sakho, Clichy, Gameiro, Rami, Cabaye, Cissokho et autres Marveaux. Et puis surtout mettre au coeur du plat un ingrédient majeur, un produit du terroir bio et propre, le Gourcuff,  qui donne du liant, de la saveur et quelquefois même du génie.  Avec tous ces ingrédients, Laurent Blanc est tout à fait capable, comme il l'a fait à Bordeaux jusqu'à ce que la mauvaise communication des dirigeants de la FFF plombe ses résultats, de nous servir de bons petits plats et, pourquoi pas, dans quatre ans nous proposer un véritable festival de saveurs qui conduirait l'équipe de France vers sa 2ème étoile.