William Gallas, ne veut pas s'exprimer devant la presse, qu'il se rassure on ne lui en voudra pas. Si c'est pour entendre les sempiternels "A partir de là...", "ce qui compte c'est le groupe", "le coach a dit que...", "Donc voilà...", "Maintenant, on en reparlera plus tard", "On prend les matches les uns après les autres", il peut continuer de bouder dans son coin et essayer de se convaincre, comme ses partenaires, que le parcours de l'équipe de France donnera raison a cette stratégie qui consiste à s'isoler, se couper du monde, se "bunkeriser" comme disent mes confrères. Que près de 80 % des Français ne croient pas aux chances de leur équipe dans ce Mondial (sondage GFK/L’Equipe.fr/RTL/MSN du 20 mai 2010), qu'ils soient 37 % à ne pas faire confiance à Raymond Domenech et, pire, que seulement 50% pensent que la France atteindra les 1/4 de finale n'a pas l'air de choquer les joueurs ni leur encadrement, enfermés dans leur mutisme et leurs certitudes. Alors bien évidemment, quand une entité publique ne communique pas ou le fait mal, les médias et, désormais, la rumeur numérique (et même le gouvernement) interprètent, glosent, extrapolent. Ce qui a évidemment pour effet de braquer les personnes concernées encore plus. Tant qu'il n'y avait que la presse écrite, les radios et la télévision, ces débordements restaient relativement circonscrits même si certains épisodes comme celui des prises de position de l'Equipe contre Aimé Jacquet en 1998 ont laissé des traces indélébiles. Mais désormais, avec l'impact et la dispersion souvent incontrôlée des informations provoqués par la puissance des sites internet et des supports numériques, ce déferlement permanent de nouvelles fait des dégâts irréversibles pour peu qu'on en maîtrise pas l'origine et la diffusion. Ce qui est évidemment le cas pour la communication de la Fédération Française de Football, surtout depuis qu'elle désigne des sélectionneurs aux comportements psychologiques pour le moins étonnants et c'est le cas depuis 1994. Aux avenants Michel Hidalgo, Henri Michel, Michel Platini et Gérard Houiller ont succédé le réservé Aimé Jacquet (avant que les salaires et les formations proposés par Canal + n'en fassent un communicant potable), le parano-psycho-rigide Roger Lemerre, le timide et introverti Jacques Santini et, enfin, le manipulateur et incontrôlable Raymond Domenech. Ce sont pourtant Jacquet et Lemerre qui ont permis à la France d'obtenir ses plus beaux trophées internationaux depuis 25 ans. Et si Domenech avait raison et qu'il nous refasse le coup de 2006, voire pire ?
vendredi 11 juin 2010
mardi 25 mai 2010
Forfait pas tout compris
Faut-il voir une malheureuse coïncidence ou une relation de cause à effet entre la "maladie imprévisible" qui a conduit le vendredi 21 mai à l'annonce du forfait définitif de Lassana Diarra pour la Coupe du monde et les contrôles antidopage inopinés pratiqués à Tignes samedi 22 et dimanche 23 mai ? On ne le saura certainement jamais et dans le doute on privilégiera la thèse du hasard de calendrier. Ça n'empêchera pas les observateurs avertis de se poser un certain nombre de questions, notamment sur le flou qui entoure le diagnostic médical et sur la manière dont les divers interlocuteurs intéressés ont communiqué autour de cette affaire. Dans un premier temps, c'est l'encadrement de l'équipe de France et la FFF qui ont annoncé la nouvelle, évoquant des douleurs intestinales dues à l'altitude et donc cette fameuse "maladie imprévisible", sans plus de précisions. Le lendemain, alors qu'on ne lui demandait rien, le Real Madrid où évolue Diarra, expliquait officiellement que son forfait pourrait être causé par un « syndrome asthénique dû à une anémie falciforme ». Selon divers spécialistes, cette maladie du sang qui touche essentiellement les sujets d'origine africaine est très facilement détectable et, dans le cas d'un sportif de haut niveau, aurait dû l'être bien avant, au cours des différentes prises de sang que le joueur madrilène a subies. Mais le plus incohérent est surtout le fait que cette maladie est rarement grave et se soigne très bien, les symptômes ne durant, en général, que quelques jours lorsqu'ils sont bien traités. A trois semaines du coup d'envoi d'une Coupe du Monde dans laquelle l'équipe de France aura besoin de tous ses talents, n'était-il pas possible de tenter de soigner son meilleur milieu récupérateur ? A moins que...
lundi 24 mai 2010
Identités nationales
8 joueurs étrangers dans le XV de départ du RC Toulon face à Clermont, Tony Parker qui refuse la sélection en équipe en France pour les Championnats du Monde, Aravane Rezaï plus concernée par la Fed Cup que Marion Bartoli. Peu importe qu'on connaisse ou chante la Marseillaise, qu'on soit né dans la ville de son club et même dans le pays dans lequel on joue ou que l'on représente en sélection. En matière de sport, l'identité nationale, voire locale, ne veut rien dire et prouve bien que cette notion est totalement dépassée. Le sport, en général, est un formidable briseur de frontières et pulvérisateur de xénophobie. Dans le sport professionnel c'est moins glorieux mais plus clair puisque c'est l'argent et l'employeur qui priment et impriment leur marque sur des champions en CDD permanent. Le public y trouve apparemment son compte et, même s'il n'y a pas beaucoup de Marseillais d'origine à l'OM ou de Basques au Biarritz Olympique, le Vélodrome et le Aguiléra font le plein et soutiennent leurs joueurs pourvu qu'ils arborent l'écusson du club et, surtout, donnent tout pour la victoire. Pas de problème d'identités nationales à l'étranger non plus. Lionel Messi fait le bonheur du Barça, Diego Milito celui de l'Inter et Franck Ribéry celui du Bayern. Sans parler d'Arsenal qui commence la plupart de ses rencontres sans un seul joueur anglais titulaire. Dans le sport, foin de discrimination positive et de politiquement correct. C'est la valeur, le talent et l'implication qui importent pas la couleur ni la nationalité.
jeudi 6 mai 2010
Tir aux putes
On connaissait les footballeurs professionnels tricheurs, frimeurs, flambeurs, amateurs de grosses caisses, mariés à des mannequins ou des starlettes. On les découvre pervers, lubriques et infidèles. Le football pro Français est encore plus malsain qu'on ne l'imagine. Que Ben Arfa et consorts aient plus de rap que de neurones entre les deux oreilles et un portefeuille à la place du coeur, passe encore. Mais que des supporters d'un même club s'entretuent et que des membres éminents de l'équipe de France aient recours aux services d'escort-girls quasi mineures, ça c'est vraiment lamentable. Si le niveau du football français était à la hauteur de celui de ses voisins italiens, anglais, allemands ou espagnol, on pourrait mettre ces dérives sur le compte de la passion du jeu et de l'engouement populaire mais le spectacle hebdomadaire et les chiffres de notre football sont tellement lamentables... Une finale de Coupe de France insipide entre deux clubs du ventre mou de la L1, Lyon étrillé par le Bayern, Bordeaux qui dévisse inéxorablement et, surtout, une capacité offensive des clubs de notre championnat consternante. Les 68 buts inscrits par le LOSC le club le plus efficace de la L1 sur 36 journées, ne pèsent pas lourd par rapport aux 95 de Chelsea, aux 96 du Real et même aux 70 du Werder Brême (en 33 journées seulement). Seul le championnat italien, réputé pour ses défenses intraitables (l'Inter meilleure attaque avec 70 réalisations) est aussi pauvre que le notre...sur ce plan là uniquement. Et surtout, que penser de nos buteurs vedettes Niang et Gameiro qui culminent à 16 buts chacun pendant que Messi (Barça) en a déjà plantés 31 en Liga, Drogba (Chelsea) et Rooney (MU) 26 en Premier League, Di Natale (Udinese) 26 dans le Calcio et Kissling (Leverkusen) et Dzeko (Wolfsburg) 21 en Bundesliga ? Prochaine représentation du grand Barnum footballistique, mardi avec l'annonce de la liste des sélectionnés pour le Mondial sud-africain par Raymond Domenech, voyant pas très lucide du football français. Pour son grand numéro d'illusionniste, plutôt que de s'adresser à la presse spécialisée, le sélectionneur a choisi le journal de TF1 et Laurence Ferrari qui va devoir potasser son "football pour les nuls" tout le week-end. Il paraît aussi que Bernard Tapie pourrait faire son retour dans le football français avec un club parisien. C'est vraiment n'importe quoi !
jeudi 15 avril 2010
L'âme Dassier
Les supporters marseillais et la presse locale lui prédisaient le pire lorsqu'il fut nommé président de l'OM au printemps 2009. On accusait Jean-Claude Dassier de tous les maux. Psychorigide et froid, débutant dans le métier et donc inapte pour assumer de telles responsabilités mais surtout il était accusé, lui le vil Parisien, d'être une sorte de Docteur Faust qui allait vendre l'âme phocéenne au diable. Il est vrai que l'ancien journaliste a multiplié les maladresses pendant les premiers mois de son mandat. Entre allusions douteuses à la succession de Pape Diouf ("Je ne serai pas un président à la libanaise, ni à l'africaine"), propos péremptoires ("Je comprends aujourd'hui pourquoi ce club n'a rien gagné depuis quinze ans"), déclarations d'intentions pernicieuses (l'arrivée éventuelle de JP Bernès comme conseiller présidentiel) ou renouvellement contesté de l'encadrement de l'OMTV (nomination de Dominique Grimault), le président Dassier s'est rapidement mis à dos les historiques du club et même tout le peuple marseillais si prompt à s'échauffer quand il est question de son équipe de foot. Et pourtant, à six journée de la fin du championnat, l'OM est en tête de la Ligue 1, a remporté, avec la Coupe de la Ligue, son premier trophée national depuis 1992, fait le plein du Vélodrome à chaque rencontre et fait à nouveau rêver tous les minots de Martigues à La Ciotat. Jean-Claude Dassier, discrétement, efficacement, volontairement est en passe de réussir là où les 9 présidents qui l'on précédés depuis Bernard Tapie (Cangioni, Caïazzo, Ripa, Gaudin, Roussier, Louis-Dreyfus, Marchand, Bouchet, Diouf) on échoué. Le secret de cette réussite ? Certainement le fait de ne pas trop se mêler du sportif, qu'il laisse au duo Deschamps-Anigo, d'écouter et de rapporter à son actionnaire principal (Margerita Louis-Dreyfus via Vincent labrune) et surtout...de ne pas être devenu Marseillais.
PS: Depuis le 6 avril, l'OM est assuré du titre de Champion de France 2009/2010.
vendredi 12 février 2010
Des ronds dans l'eau...
200 millions de dollars, c'est le budget investi par les deux concurrents de cette 33ème édition de l'America's Cup. Vous me direz que, pour le tenant du titre Ernesto Bertarelli (Alinghi), dont la fortune est estimée à 8,2 milliards de dollards et son challenger Larry Ellison (BMW Oracle) qui pèse 27 milliards de dollars, ça n'est pas très cher payé pour conquérir le trophée qui récompense l'une des plus vieilles compétitions sportives. Le prix d'un rêve de gosse qui , selon la légende, permet à celui qui le réalise d'acquérir un supplément d'âme, un fragment d'éternité.
Le problème c'est que c'est aussi le prix que ces deux milliardaires bouffis d'égo surdimensionné ont payé pour parvenir à dénaturer une épreuve qui représentait, depuis 160 ans ce qui se fait de mieux dans le monde policé, distingué et élégant de la voile ou, plus exactement, du yachting. C'est pour ces régates à un contre un sur des bateaux de même gabarit que d'autres tycoons de la finance comme JP Morgan, JD Rockefeller, H Vanderbilt, T Lipton, R Guardini ou le baron Bich ont, eux aussi, dépensé des fortunes. Mais c'était une autre époque. Celle qui voyait des défis (syndicats) s'affronter lors d'une première phase qui déterminait quel challenger aurait le droit d'affronter le Defender (tenant du titre) dans une finale au meilleur des neuf manches. Les syndicats représentaient le plus souvent une nation, ce qui permettait à tous les passionnés des pays engagés de soutenir leur représentant pendant toute la compétition qui pouvait durer plusieurs mois. Une belle époque qui s'est terminée en 2003, année qui voit Ernesto Bertarelli et Alinghi ramener le trophée en Europe après 152 ans d'absence. Mais le milliardaire suisse ne compte pas en rester là. Il se penche sur le curieux réglement de l'épreuve (The Deed of Gift) qui stipule que le tenant du titre est le maître du jeu, à savoir que , c'est lui qui fixe les règles du jeu. Bertarelli décide ainsi que l'édition suivante se déroulera en Europe. Il convainc le gouvernement espagnol d'investir 1 milliard d'euros pour équiper le plan d'eau de Valence. Vainqueur à nouveau en 2007, le Suisse découvre une autre incongruité dans le fameux Deed of Gift qui lui permet de désigner un unique challenger. Ce qu'il fait en choisissant pour un duel en trois manche un modeste club nautique espagnol. Une décision contestée par Larry Ellison, le patron d'Oracle qui obtient gain de cause auprès des tribunaux qui le désignent seul challenger officiel. Qu'importe, Bertarelli, toujours maitre du jeu décide que l'édition 2010 se déroulera aux Emirats Arabes Unis qui vont investir 120 millions d'euros pour commencer les travaux d'équipement du plan d'eau de Ras al-Khayma. Ellison saisit à nouveau la justice qui lui donne encore raison et c'est Valence qui récupère son bien. C'est également devant les tribunaux que se décide la taille des bateaux, deux monstres de 35 mètres avec des mâts hauts comme un immeuble de 17 étages. Un trimaran (USA 17) pour Oracle et un catamaran pour Alinghi capables l'un comme l'autre d'atteindre 40 noeuds (plus de 70 km/h !). Mais l'affaire ne s'arrête pas là. En janvier dernier Ellison repart à la charge et assigne son adversaire qu'il accuse d'enfreindre le règlement au motif qu'Alinghi est équipé de voiles qui n'ont pas été fabriquées en Suisse. Ces derniers répliquent en accusant les Américains de s'être inspirés d'un projet français pour concevoir leur bateau. Au total ces procédures auront coûté 44 millions de dollars.
Et dire que le Deed of Gift stipule que la Coupe de l'America doit être "un affrontement pacifique entre nations" !!!
Oracle a remporté la première régate. Si le challenger américain s'impose lors de la deuxième manche (prévue dimanche) il gagnera l'épreuve...sur l'eau car, de la barre de son vaisseau à la barre du tribunal, Ernesto Bertarelli a déjà prouvé qu'il n'y a qu'un pas qu'il n'hésitera pas à faire.
lundi 8 février 2010
Comme prévu...
Je ne suis pas joueur et ce week-end, je l'ai bien regretté car il m'aurait suffi de parier un gros paquet sur les favoris des nombreux (illi)sites de paris sportifs en ligne pour empocher le pactole.
Comme prévu, en L1 le PSG s'est fait étrillé par la vaillante, mais modeste équipe lorientaise. Après les déclarations fustigeantes d'Antoine Kombuaré à l'encontre de ses joueurs dans la semaine, il était évident que ceux-ci auraient à coeur, comme c'est courant dans le milieu du football professionnel français, de lui prouver qu'il avait tort.
Comme prévu, dans le Tournoi des six Nations, le XV de France a fait une rentrée victorieuse, mais peu convaincante, face à l'une des deux équipes les plus faibles de la compétition. Rien de neuf non plus dans l'attitude des dirigeants du rugby français qui vont certainement bordurer Sébastien Chabal parce qu'il commente ses impressions sur Twitter. Les mêmes qui ont failli plomber la carrière de Mathieu Bastareaud en le laissant s'exposer lorsqu'il s'était fait agresser par une table de nuit en Nouvelle-Zélande. Avec 2 essais et une présence énorme sur la pelouse de Murrayfield, il a effacé son ardoise de la plus belle manière qui soit.
Comme prévu, l'équipe de France de FED Cup s'est pris une tôle face aux Etats-Unis qui jouaient pourtant sans les soeurs Williams et alignaient 2 joueuses, Mélanie Oudin (52ème) et Béthanie Mattek-Sands (140ème), mal classées à la WTA mais motivées, solidaires et fières de représenter leur pays. Direction donc les barrages pour la France, comme en 2008 et 2009, pour éviter de quitter le Groupe Mondial. Heureusement Aravan Rézaï a déclaré qu'elle était prête à jouer pour l'équipe de France si elle ne fait que la moitié du stage de préparation et peut venir avec tout son staff !!!
Comme prévu, Teddy Riner a remporté le Tournoi de Paris pour la troisième fois consécutive. Le colosse guadeloupéen est ponctuel dans ses grands rendez-vous. A 20 ans, il marche à pas de géant vers son premier titre olympique en 2012 à Londres et devrait logiquement conquérir un troisième titre mondial des + 100 kg l'an prochain à Paris.
Enfin Comme prévu, Lebron James a prouvé samedi face aux Knicks qu'il est devenu le meilleur basketteur du monde. 47 points, dont 35 dans les deux premiers quart-temps, pour le leader des Cavaliers ajoutés à 8 rebonds, 8 passes décisives et 5 interceptions. C'est tout simplement énorme, quasi jordannesque, et pour Cleveland, largement en tête de la Conférence Est, l'espoir de remporter enfin un premier titre NBA depuis la création du club en 1970.
vendredi 5 février 2010
Par dessus la jambe
Gros buzz cette semaine sur internet à propos de la couleur du caleçon long que porte l'international néerlandais du Bayern Munich, Arjen Robben. Au delà du fait que ce sous-vêtement n'est pas des plus seyants, il se trouve qu'en le portant, l'attaquant du club bavarois est en infraction par rapport au règlement de la Ligue allemande (DFL) qui stipule que « la couleur des caleçons doit être conforme à la couleur principale du short ». Evidemment le gris chiné du caleçon de Roben tranche quelque peu avec le rouge du short du Bayern. L'occasion est trop belle pour ne pas se pencher sur le règlement de la LFP concernant les dispositions relatives aux tenues des pros français et de vérifier si elles sont bien appliquées. A propos du caleçon long, même rigueur en France qu'Outre-Rhin:
Le pantalon thermogène, les collants et/ou les cuissards portés sous le short doivent être de la même couleur que la couleur principale du short.
Une règle bafouée régulièrement comme le prouve la photo, ci-contre, sur laquelle Marouane Chamakh porte, le mois dernier contre Le Mans, un caleçon noir sous un short blanc et se trouve donc en totale infraction.
Mais il y a d'autres restrictions en matière de sous-vêtements en L1 et L2:
Les tenues à manches longues portées sous un maillot à manche courte sont interdites
Ah bon !!! Et pourtant, à l'instar de Karim Akrour (Grenoble) sur cette photo contre Bordeaux en janvier, cette pratique est courante en hiver dans les championnats de L1 et de L2 et rarement pénalisée
Autre règle "régulièrement" détournée et peu réprimandée. Celle qui concerne le brassard du capitaine:
Le capitaine de chaque équipe doit porter au bras gauche un brassard apparent de couleur unie. Ce brassard ne doit comporter ni publicité, ni identification du fabricant, ni élément de design, ni aucun autre élément, à l’exception de l’inscription « capitaine », d’une abréviation de celle-ci ou de l’emblème du club ou du logo de la compétition.
Pas sûr que le PSG a appliqué le règlement à la lettre lorsqu'il a confié le brassard à Mamadou Sakho. On repassera pour la couleur unie. En tout cas l'équipementier était très content. C'est déjà ça...
Toujours selon le règlement de la LFP:
Le nom du joueur doit figurer au dos du maillot, au dessus du numéro. Les surnoms et les initiales sont interdits. Seuls les noms sous lesquels ils sont reconnus par leur fédération seront validés par la Commission des compétitions sur la base de documents officiels.
Et pourtant l'attaquant sud-américain de l'OL est bien reconnu par son club et sa Fédération (Asociación del Fútbol Argentino) sous le nom de Lisandro LOPEZ et pas l'inverse. Contrairement à ce qu'indique le flocage de son nom sur le maillot lyonnais.
On passera sur les points de règlement qui interdisent toute publicité sur col et manche droite du maillot, jambe droite et dos du short et tout emplacement des chaussettes et des collants et qui ne sont pas souvent respectés.
Tout ça n'est pas bien grave et le laxisme des instances du football professionnel sur ces points de détail est tout à leur honneur car personne n'ira vérifier la couleur du caleçon de Benoît Tremoulinas lorsqu'il effectuera sa huitième passe décisive de la saison et si Anderson Luis de Carvalho a le droit de porter sur son maillot le surnom de Nénê quand il marquera son 14 ème but pour l'ASM.
Sinon il y a bien une solution qui permettrait d'éviter toute contestation...
Je vous laisse juge !
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