Avec l'un des plus beaux palmarès du football français en tant que joueur et deux premières expériences plutôt encourageantes comme entraîneur (Monaco et la Juventus), Didier Deschamps débarque à Marseille avec une aura dont peu de ses prédécesseurs on bénéficiée, y compris Erik Gerets qui pourrait conduire le club phocéen au titre cette saison ou même Raymond Goethals imposé par Bernard Tapie pour succéder au duo Hidalgo/Beckenbauer, deux noms prestigieux mais qui se sont révélés totalement incompétents pour diriger l'effectif marseillais fin 1990. Capitaine du grand OM deux fois sacré champion de France et, surtout, vainqueur de la Ligue des Champions, le Basque a-t-il les reins assez solides pour évoluer dans le club le plus compliqué de l'hexagone où l'entraîneur doit être capable de gérer les caprices des joueurs, la pression de supporters intransigeants, l'interventionnisme des dirigeants historiques, les exigences de l'actionnaire principal du club et un environnement humain très...méridionnal ? Didier Deschamps parviendra-t-il a imposer sa marque à Marseille ? Mais quel label, quelle stratégie ? Celle initiée en équipe de France par Aymé Jacquet et dont il était, sur le terrain, le principal vecteur. Un jeu basé sur une défense ultra-solide, une récupération haute en milieu de terrain et un meneur (Zidane) de grand talent. Ou alors la méthode monégasque qui a permis à l'équipe du Rocher d'obtenir, sous sa houlette, une Coupe de la Ligue et d'aller en finale de la Ligue des Champions avec un potentiel offensif de grande classe (Rothen, Nonda, Giuly puis Morientes). Ou le style Deschamps qui a permis à la Juve, qu'il entraînait, de remonter brillament en Série A en 2007. Mais avec un effectif hors norme (Buffon, Camoranesi, Zanetti, Nedved, Del Piero, Zalayeta, Trézeguet...), une communion et une motivation incroyables. A Marseille, le nouveau manager devra composer avec un effectif qui n'a pas grand chose à voir avec ce qu'il a connu. Zubar, Cheyrou, Ben Arfa et Brandao, malgré tout leur talent, ne seront jamais Dessailly, Nedved, Zidane ou Nonda. Il va donc falloir recruter pendant l'intersaison. Robert Louis-Dreyfus et Pape Diouf donneront-ils à Didier Deschamps les moyens de ses ambitions ? C'est certainement le premier défi qui l'attend, et pas le moindre.
mercredi 6 mai 2009
Label Deschamps
Avec l'un des plus beaux palmarès du football français en tant que joueur et deux premières expériences plutôt encourageantes comme entraîneur (Monaco et la Juventus), Didier Deschamps débarque à Marseille avec une aura dont peu de ses prédécesseurs on bénéficiée, y compris Erik Gerets qui pourrait conduire le club phocéen au titre cette saison ou même Raymond Goethals imposé par Bernard Tapie pour succéder au duo Hidalgo/Beckenbauer, deux noms prestigieux mais qui se sont révélés totalement incompétents pour diriger l'effectif marseillais fin 1990. Capitaine du grand OM deux fois sacré champion de France et, surtout, vainqueur de la Ligue des Champions, le Basque a-t-il les reins assez solides pour évoluer dans le club le plus compliqué de l'hexagone où l'entraîneur doit être capable de gérer les caprices des joueurs, la pression de supporters intransigeants, l'interventionnisme des dirigeants historiques, les exigences de l'actionnaire principal du club et un environnement humain très...méridionnal ? Didier Deschamps parviendra-t-il a imposer sa marque à Marseille ? Mais quel label, quelle stratégie ? Celle initiée en équipe de France par Aymé Jacquet et dont il était, sur le terrain, le principal vecteur. Un jeu basé sur une défense ultra-solide, une récupération haute en milieu de terrain et un meneur (Zidane) de grand talent. Ou alors la méthode monégasque qui a permis à l'équipe du Rocher d'obtenir, sous sa houlette, une Coupe de la Ligue et d'aller en finale de la Ligue des Champions avec un potentiel offensif de grande classe (Rothen, Nonda, Giuly puis Morientes). Ou le style Deschamps qui a permis à la Juve, qu'il entraînait, de remonter brillament en Série A en 2007. Mais avec un effectif hors norme (Buffon, Camoranesi, Zanetti, Nedved, Del Piero, Zalayeta, Trézeguet...), une communion et une motivation incroyables. A Marseille, le nouveau manager devra composer avec un effectif qui n'a pas grand chose à voir avec ce qu'il a connu. Zubar, Cheyrou, Ben Arfa et Brandao, malgré tout leur talent, ne seront jamais Dessailly, Nedved, Zidane ou Nonda. Il va donc falloir recruter pendant l'intersaison. Robert Louis-Dreyfus et Pape Diouf donneront-ils à Didier Deschamps les moyens de ses ambitions ? C'est certainement le premier défi qui l'attend, et pas le moindre.
lundi 4 mai 2009
Le titre et la chute
A quatre journées de la fin de saison de L1, il est temps d'essayer de d'imaginer un scénario que les acteurs principaux de ce drame ont commencer à brosser depuis la mi-avril. Pour le titre, Bordeaux et Marseille vont se battre jusqu'à la dernière journée mais le parcours récent des Girondins et le calendrier plus compliqué des Phocéens (déplacements à Nice et Nancy et réception de Lyon et Rennes) plaident en faveur du club aquitain. Sans oublier la sérénité qui règne à Bordeaux autour de Laurent Blanc et de ses joueurs. Ce qui n'est pas vraiment le cas à Marseille ou Erik Gerets veut nous faire croire qu'il va entraîner au Qatar ou à Dubaï pour le plaisir et que Robert Louis-Dreyfus qui a poussé un coup de gueule en décembre dernier l'a destabilisé. Curieusement c'est depuis ce moment que le club va mieux ! Pour l'OL, ça sent vraiment la fin de règne et personne, des joueurs aux supporters en passant par l'entraîneur n'a l'air de s'en offusquer. On dirait même que la cession du trône du roi Lyon va permettre à la capitale des Gaules de retrouver calme et douceur de vivre. Seul Jean-Michel Aulas, qui voit également ses intérêts personnels vaciller, ne baisse pas les bras. C'est aussi la preuve qu'il est bien l'un des seuls gardiens du temple au sein du club et l'un des plus ardents supporters lyonnais. A Paris, l'embellie du début de printemps n'a fait qu'illusion, car en réalité le PSG du président Bazin survit, perd aux points et risque de perdre bien plus à l'intersaison s'il ne termine pas dans les trois premiers. Sessegnon et Hoarau, ses deux perles rares, sont très convoités et les dirigeants parisiens ne pourront pas résister à certaines offres mirobolantes. Paul Le Guen aura encore moins de scrupules à quitter le club de la capitale si celui-ci ne joue pas la Ligue des Champions et l'avenir de certains cadres comme Makélélé, Armand, Landreau et Rothen est tès incertain.Pour le maintien, le scénario ne manque pas non plus de piquant. Excepté pour Le Havre, quasiment condamné à la relégation, 4 clubs (Saint-Etienne, Nantes, Caen et Sochaux) se tiennent en un point et seulement deux d'entre eux sauveront leur peau. Les puristes préféreraient voir les petits Normands et les modestes Doubistes descendre d'un étage mais, à cause de la gestion incompétente et stupide de leurs dirigeants, les Verts et les Canaris, glorieux anciens, méritent bien d'aller passer une ou deux saisons au purgatoire.
dimanche 26 avril 2009
Ils ont des ballons ronds...
Rennes et Guingamp en finale de la Coupe de France, Vannes battu par les Girondins de Gourcuff pour le sacre en Coupe de la Ligue. C'est toute la grande Bretagne du football qui s'est donné rendez-vous au Stade de France en ce printemps 2009. Et même si Brest, Lorient et Nantes sont restés à quai cette saison dans les méandres de la L1 et de la L2, la péninsule occidentale de la France prouve que sur ses terres le ballon rond est bien plus qu'un aimable passe-temps entre deux parties de pêche et un fest-noz et que le crachin, même par fort Kornog (vent d'ouest), n'a jamais empêché les fidèles de la Route de Lorient, du Moustoir ou du Roudourou d'aller encourager leurs équipes. Il est d'ailleurs surprenant de constater que les grands médias ne s'extasient que des embrasements des publics stéphanois, lensois, marseillais ou parisiens alors que, les soirs de match, c'est toute la terre bretonne, de l'Ile Tudy aux rivages du Morbihan, qui vibre aux exploits de ses représentants. On peut aussi se demander pourquoi les dirigeants du football français, de la Fédération en passant par la Ligue, s'intéressent si peu au football breton. Malgré tous les efforts (pas toujours objectifs) de Noël le Graët, président de Guingamp et vice-président de la FFF, la Bretagne est un peu délaissée par les instances supérieures. Depuis 10 ans, seulement trois matches de l'équipe de France s'y sont déroulés (Danemark à Nantes en 2001, Bosnie à Rennes en 2004 et Lituanie à Nantes en 2007). Et encore, seul le dernier revêtait un caractère officiel (qualifications pour l'Euro 2008), les 2 précédents ont eu lieu en plein mois d'août. Ces fameux matches amicaux qui ne passionnent pas les foules. Il faut croire que 6 clubs en L1 et L2, qui font de la Bretagne, la région la plus représentée du football professionnel français, ne suffisent pas à lui conférer une légitimité pourtant méritée. Yoann Gourcuff, le natif de Ploemeur, sera-t-il celui qui permettra à la Bretagne, à laquelle il ressemble tant, de redevenir la terre de foot la plus fertile de France ?
vendredi 24 avril 2009
Fabien Pelous, le "Gladia-coeur"
mardi 21 avril 2009
Itandje, footeux du 93...
samedi 18 avril 2009
Supplément d'âme
jeudi 9 avril 2009
Retour sur terre
Monte-Carlo Country Club, Real Club Barcelona, Foro Italico Roma, Caja Magica de Madrid, Roland Garros... Autant de noms qui fleurent bon le printemps et la terre battue. Une surface que le grand cirque du tennis, de retour en Europe, va retrouver dès la semaine prochaine. Rafael Nadal et Dinara Safina vont aborder ces tournois avec leur dossard de numéro 1 mondial. Avec sérénité pour l'Espagnol, tellement dominateur sur cette surface, et avec un peu plus de pression pour la Russe, toute nouvelle leader du classement WTA, qui aura une meute de prétendantes affamées à contrôler. De son côté Roger Federer aura bien du mal à retrouver son leadership, d'autant que son début de saison n'est pas très brillant. Il est le seul, avec Nikolay Davydenko, parmi les 7 premiers classés à l'ATP, à ne pas avoir encore remporté un tournoi en 2009 et la terre battue ne réussit guère à cet attaquant impatient. Les Français arrivent en Europe en position de force avec 3 représentants classés dans les 11 meilleurs mondiaux. Ils viennent de prouver qu'ils avaient bien surmonté leur lamentable élimination en Coupe Davis et si Jo-Wilfried Tsonga 11ème ATP), moins performant sur terre battue, en profitera pour préparer une campagne estivale qui s'annonce radieuse pour lui, Gael Monfils (9ème) et surtout Gilles Simon (8ème) ont de belles cartes à jouer. Sans oublier Richard Gasquet, le plus doué mais aussi le plus fragile, qui pourrait surprendre. Chez les dames, la situation est plus complexe. Le bataillon balkano-slave (Ivanovic, Jankovic, Safina, Kuznestova, Dementieva, Zvonareva...) et la Williams Corp. voient poindre la concurrence de jeunes louves aux dents longues (Azarenka, Radwanska, Wozniacki, Zheng...), bien décidées à venir dévorer leurs glorieuses aînées. Marion Bartoli, en disgrâce (disgraisse !) et Alizé Cornet, les deux meilleures joueuses françaises, auront bien du mal à s'illustrer et Amélie Mauresmo attendra patiemment le gazon anglais qui lui a tant réussi. On suivra enfin avec beaucoup d'émotion les derniers pas sur terre, les derniers coups de pattes du "Magicien" Fabrice Santoro qui termine sa carrière comme un grand artiste qu'il est, sous la forme d'une véritable tournée d'adieu. Roland Garros était sa plage privée et la terre battue son bac à sable. Et si les nouveaux dirigeants du tournoi parisien donnaient son nom à la coupe qui récompense les vainqueurs de l'épreuve de double-mixte que le Toulonnais a remportée en 2005, associé à Daniela Hantuchova ?
samedi 4 avril 2009
Domenech et les techniciens de surface
Depuis le dernier EURO le seul vrai renard des surfaces (et encore !) à avoir marqué un but pour l'équipe de France est Nicolas Anelka. C'était contre la Serbie le...10 septembre 2008. Depuis, Ribéry (3), Henry (3), Gourcuff (1) et Benzema (1) se partagent le maigre bilan offensif des Bleus. Parmi eux, deux sont des milieux offensifs et aucun des deux autres ne peut être considéré comme un attaquant de pointe axial et c'est souvent dans une position excentrée et en dehors des 18 mètres qu'ils se montrent les plus dangereux. Et pourtant la France compte avec Hoarau et Gignac 2 jeunes avant-centres de gros calibre et craints par toutes les défenses de L1. Pierre-André Gignac, avec son physique de rugbyman règne sans conteste sur le classement des buteurs depuis le début de la saison alors que son dauphin,Guillaume Hoarau, promène sa grande carcasse et son instinct de prédateur dans les surfaces à l'affût du moindre gibier. De plus, tous les deux marquent fréquemment de la tête, ce qui n'est pas vraiment la qualité première des autres buteurs de l'équipe de France, incapables de dominer l'espace aérien, même contre les Hobbits argentins. Alors qu'attend donc notre Raymond national pour titulariser l'un de ces deux joyaux d'entrée de jeu ? On aurait pu s'y attendre face à une défense relativement regroupée comme celle de la Lituanie contre laquelle il a préféré aligner Luyindula, même pas titulaire au PSG et dont on s'est toujours demandé à quel poste il devait jouer. Décidément Domenech semble fâché avec ce type de profil. David Trézeguet peut en témoigner. La FFF ne manque pourtant pas de dirigeants brillants et convaincants (Escalettes, Houllier...) pour faire comprendre au sélectionneur (sectionneur ?) que l'Equipe de France a besoin de buteurs efficaces pour s'imposer, gagner des matches et le coeur d'un public et de supporters qui s'impatientent.
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