jeudi 18 septembre 2008

Equipes types

Ci-dessous les équipes types du premier tour de la Ligue des Champions à partir des meilleures et des plus mauvaises notes décernées par L'Equipe aux joueurs des 3 clubs français engagés.
Equipe Top:
Mandanda (OM) 7
Reveillère (Lyon) 6 Planus (Bordeaux) 5 Hilton (OM) 6 Taiwo (OM) 6

Cana (OM) 7 Toulalan (Lyon) 6 Cheyrou (OM) 6

Gourcuff (Bordeaux) 7 Benzema (Lyon) 8

Niang (OM) 6

Soit 6 joueurs de l'OM, 3 de Lyon et 2 de Bordeaux et une note moyenne de 6,36


Equipe Flop:
Ramé (Bordeaux) 4
Jurietti (Bx) 4 Zubar (OM) 4 Boumsong (Lyon) 4 Placente (Bx) 3

Makoun (Lyon) 5 Fernando (Bordeaux) 3 A Diarra (Bordeaux) 4

Gouffrand (Bordeaux) 3 Ben Arfa (OM) 3

Fred (Lyon) 4

Soit 6 joueurs de Bordeaux, 3 de Lyon et 2 de l'OM et une note moyenne de 3,72

Le vrai niveau du foot français ?

Début août, Frédéric Thiriez tirait la sonnette d'alarme à propos du classement UEFA de la France qui détermine le nombre de clubs qualifiés directement en Ligue des Champions. Actuellement 4ème de ce classement, la France est, dès cette saison, directement menacée par l'Allemagne puis par la Russie et la Roumanie. Or, il faut savoir que les nations classées au delà de la cinquième place perdent une place pour un club en Ligue des Champions. Le moins que l'on puisse dire c'est que les débuts des trois clubs français qualifiés cette année n'ont pas dû beaucoup rassurer le président de la Ligue. Un match nul à domicile arraché par Lyon face à la Fiorentina. Une défaite au Vélodrome pour l'OM face aux Reds de Liverpool et une grosse claque aux Girondins de Bordeaux archi-débordés à Chelsea. Des résultats consternants mais qui reflètent probablement le vrai niveau des clubs et du championnat français. Le hasard a même tellement mal fait les choses que ces trois équipes avaient encaissé deux buts en première mi-temps. La manière dont ils ont réagi après la pause correspond à leur niveau national. Lyon est revenu au score, Marseille a tenté en vain et Bordeaux à sombré. Il faut espérer que ce soir Nancy, Rennes, Saint-Etienne et le PSG en Coupe de l'UEFA se révéleront plus performants et montreront une autre image du football français car les résultats des clubs dans cette compétition entrent également en ligne compte pour le classement européen.

mercredi 17 septembre 2008

Les divas du bidon

Décidément, seules les courses bien primées (grands Tours et classiques) semblent intéresser certains des meilleurs coureurs français. Après les JO pour lesquels on avait enregistré les forfaits de Chavanel et Casar c'est le Championnat du monde qui fait fuir les divas du vélo qui rivalisent d'alibis plus ou moins bidons pour éviter d'y participer. Passe encore pour Pierrick Fédrigo, vainqueur en août du Grand Prix de Plouay mais qui prétexte sa fatigue après une longue saison ! La palme revient à David Moncoutié, actuellement meilleur Français sur la Vuelta (9ème) où il a remporté une étape et porte le maillot de meilleur grimpeur. Le coureur de la COFIDIS a pourtant annoncé qu'il déclinait la sélection pour le Mondial de Varèse fin septembre alors que beaucoup de spécialistes l'annonçaient comme un des rares à pouvoir contrer le double tenant du titre Paolo Bettini. Raisons invoquées: un "manque de jus" prévisible et un tracé qui ne l'inspire pas. Un peu comme si Thierry Henry refusait d'aller jouer avec l'équipe de France en Roumanie le mois prochain parce que la pelouse du stade de Constanta ne lui plaît pas et qu'il sait déjà qu'il aura un rhume ! Certes, la fragilité psychologique de Moncoutié est connue et a failli compromettre son avenir au sein de la formation d'Eric Boyer, très remonté contre l'attitude de son coureur sur le dernier Tour de France, mais ce n'est pas une excuse et on est bien loin de la réaction de Felipe Pozzato pour qui sa non sélection dans l'équipe italienne est "la plus cruelle désillusion de sa carrière" (sic) ou de l'abnégation d'un Jérôme Pineau, présent sur le Tour de France, les JO et sélectionné pour Varèse.

mardi 16 septembre 2008

Tout à l'égo

La paranoïa schizophrène est devenue la nouvelle maladie du sport français. D'un côté on fait tout pour médiatiser ses exploits, voire sa vie privée. De l'autre on se place en victime, en martyr dès que les réactions correspondant à cette médiatisation ne vont pas dans le bon sens. Jean-Michel Aulas en a encore donné une belle preuve ce week-end après la victoire contestée de Lyon sur Nice. Alors même que son capitaine Juninho a reconnu qu'il en avait rajouté sur un des coups francs et que le pénalty de la discorde était généreux, le président de l'OL n'a pas supporté que certains observateurs osent mettre en doute la probité de la victoire de l'OL. A commencer par le journal l'Equipe dont la direction a reçu une lettre du président de l'OL qui reproche au quotidien de "faire porter une suspicion inacceptable sur notre club, ses joueurs, son staff technique et sa direction" (sic). Parallèlement, Jean-Michel Aulas ne s'est pas privé de publier l'intégralité de ce courrier sur le site officiel de l'OL (http://www.olweb.fr/index.php?lng=fr&a=41149&pid=101002). L'autre grand martyr du week-end est une habituée, Laure Manaudou qui, dans son blog (http://fr.sports.yahoo.com/natation/laure-manaudou/blog/article/14774/), reproche aux médias français et au bloggeurs de lui manquer de respects dans leurs critiques. Paradoxalement, dans la même mise au point, la nageuse estime que ces remarques stimulent sa détermination !!! N'oublions pas Serge Blanco, président (démissionnaire) de la Ligue Nationale de Rugby, qui refuse l'accès du vestiaire du Biarritz Olympique, dont il n'est pas encore le président, à une équipe de Canal + (qui verse 27,7 millions d'euros par an à la LNR) au motif qu'un de ses journalistes a fait un commentaire qui lui a déplu. On se demande vraiment quelle mouche a piqué Jean-Louis Triaud, le président des Girondins de Bordeaux qui trouve tout à fait normal que TF1 préfère diffuser le match de l'OM en Ligue des Champions alors que celui de Bordeaux sera diffusé en crypté sur Foot+

lundi 15 septembre 2008

Quelle chaîne pour le rugby français ?

Rien ne va plus entre la LNR (Ligue Nationale de Rugby) et Eurosport. Pourtant en mars 2007, la chaîne sport du groupe TF1 se vantait d'avoir remporté l'appel d'offre de la LNR pour la diffusion pendant 4 saisons d'un magazine hebdomadaire sur l'actualité du TOP 14 et de la Pro D2 ("Implacable" le jeudi soir). Las, la lune de miel n'aura duré qu'une saison au terme de laquelle les deux parties ont fait le constat d'un échec tant en terme d'audience pour la chaîne que de qualité de l'émission pour la Ligue. Il est vrai qu'autant Eurosport s'avère un excellent diffuseur, voire producteur, d'événements, autant la chaîne n'a jamais brillé par l'originalité de ses magazines (à l'exception du rendez-vous F1 "Auto-Critiques", version Roger Zabel). Eurosport continuera néanmoins à commercialiser les droits du TOP 14 et de la ProD2 à l'étranger mais le magazine hebdomadaire va changer de mains. La LNR a donc contacté tous ceux qui avaient participé en vain à l'appel d'offre sur ce lot en 2007. Avec déjà 4 journées de championnat disputée, il y a urgence et on peut aisément imaginer que la mise à prix devrait être inférieure au montant demandé à Eurosport (autour d'un million d'euros par an) mais l'appétit et, surtout, les moyens de certains des 5 candidats en lice (Orange, l'Equipe TV, BFM TV, Canal+ et FranceTélévisions) pourraient finalement profiter à la Ligue qui y gagnerait au jeu des enchères.

Du foot en pleine lucarne

Une rentrée foot très chamboulée mais musclée sur les chaînes de télévision françaises. Seul "téléfoot" sur TF1 garde la même architecture avec Christian Jeanpierre aux commandes et quelques petits ajustements. Pour le reste c'est le grand chambardement. Sur Canal "Jour de Foot" est passé du gominé mais énérgique Alexandre Ruiz aux mains du fade et triste Christophe Josse. "L'Equipe du dimanche" dirigé par Narthalie Ianetta devient une parodie de "Union Libre" où les chroniqueurs européens en font des tonnes, tout comme "Canal Football Club" le dimanche soir sorte de "Jamel Comedy Club" en moins drôle. Sur M6, "100% Foot", tardivement diffusé (00h25 dimanche soir) a perdu le sourire et les décolletés d'Estelle Denis au profit de la compétence d'un Vincent Couëffé (ex l'Equipe TV) un peu crispé pour sa première. Lundi soir à 22h45, changement de chaîne (de LCI à L'Equipe TV) mais pas de concept pour "On refait le match", le Sacco Show inoxydable. Sur Direct 8, "Direct Sport" le lundi soir prendra une orientation nettement plus foot avec l'arrivée de Christophe Pacaud, le volubile Monsieur Football de RTL. Enfin I>télé propose tous les soirs dans "20h Foot" une demi-heure consacrée à l'actualité du football. Les amateurs de ballon rond sont donc bien servis. En quantité certainement. Pour la qualité, c'est moins sûr d'autant que toutes ces émissions on tendance à s'attarder et insister sur les mêmes événements. Ainsi ce week-end, c'est l'arbitrage contesté du Lyon-Nice de samedi qui a monopolisé les débats. Bien rares sont les spécialistes qui ont salué la performance du promu Grenoble qui se retrouve 4 ème du championnat après cinq journées...

dimanche 14 septembre 2008

Bonus Dominici

Petite leçon de latin ce week-end. Non pas à cause de la visite du pape en France mais plutôt en raison du déplacement du Stade Français à Toulon vendredi. "Bonus" veut dire bon et "Dominici" se traduit par maître et c'est justement en bon maître que s'est comporté l'entraîneur des lignes arrière parisiennes en intimant l'ordre à son buteur de taper une pénalité en touche en fin de match plutôt que la tenter et risquer de marquer les trois points qui auraient privé le RC Toulon, battu 13-19, du Bonus défensif. Depuis, les grincheux, dirigeants aigris et autres mauvais coucheurs du Top 14 se déchaînent contre cette attitude et sur le fait que Christophe Dominici a eu le courage d'admettre que, maître de ses émotions, il a pris cette décision sciemment. Pas seulement parce que Toulon est son club d'origine mais aussi parce qu'en homme intelligent et à l'âme bien faite, il sait que ce genre de geste permet au rugby de rester un sport encore exemplaire malgré bientôt quinze ans de professionalisme pas toujours heureux. Peut être s'est-il même laissé aller à dire "Gloria victis !", Gloire aux vaincus ! Et alors ?

samedi 13 septembre 2008

L'été pourri de Christian BIMES

En mai dernier, sûr de lui, malgré les casseroles judiciaires qui s'accumulaient sur sa personne, Christian Bîmes déclarait qu'il souhaitait briguer un cinquième mandat à la présidence de la FFT en février 2009. Un mois plus tard, il quittait son poste de président de TF1 entreprises sous la pression de Nonce Palolini. Un départ qui, pensait-il, allait faire lever le doute sur le conflit d'intérêt que représentait cette situation et, notamment le fait qu'Eurosport, filiale de TF1, diffuse le tournoi de Roland-Garros à des conditions extrèmement avantageuses. Ce leurre ne lui suffira pas pour sauver sa peau car fin août c'est la justice qui lui porte un coup fatal en le renvoyant devant le tribunal correctionnel de Paris pour prise illégale d’intérêts et abus de confiance. Le président de la FFT ne s'avoue pas vaincu pour autant et trouve même le culot de déclarer pour justifier sa décision: "Depuis quatre ans, j'ai subi une campagne de déstabilisation politique, judiciaire et médiatique scandaleuse, et incroyablement violente. J'ai donc décidé, non pas en raison de cette procédure engagée devant le Tribunal... mais en raison des atteintes portées à ma vie personnelle et familiale, de ne pas me représenter aux prochaines élections fédérales." Sacrément gonflé quand même de dénoncer une déstabilisation politique pour un dirigeant dont tout le monde connaît le lobbying qu'il exerce à l'égard de la majorité depuis 15 ans (c'est aussi pour ça que TF1 l'avait recruté). Les médias sont accusés alors qu'il est un des plus grands "bouffeurs de caméras et de micros" (sic) du sport français et, surtout l'atteinte à sa vie personnelle et familiale dénoncée alors que son épouse est poursuivie pour prise illégalle d'intérêt dans le cadre de ses relations professionnelles avec la FFT et qu'il est accusé de conflits d'intérêts, notamment dans le cadre de dépenses excessives à titre personnel ou pour ses proches. Au tennis on appelle ça "renvoyer la balle".