Petite leçon de latin ce week-end. Non pas à cause de la visite du pape en France mais plutôt en raison du déplacement du Stade Français à Toulon vendredi. "Bonus" veut dire bon et "Dominici" se traduit par maître et c'est justement en bon maître que s'est comporté l'entraîneur des lignes arrière parisiennes en intimant l'ordre à son buteur de taper une pénalité en touche en fin de match plutôt que la tenter et risquer de marquer les trois points qui auraient privé le RC Toulon, battu 13-19, du Bonus défensif. Depuis, les grincheux, dirigeants aigris et autres mauvais coucheurs du Top 14 se déchaînent contre cette attitude et sur le fait que Christophe Dominici a eu le courage d'admettre que, maître de ses émotions, il a pris cette décision sciemment. Pas seulement parce que Toulon est son club d'origine mais aussi parce qu'en homme intelligent et à l'âme bien faite, il sait que ce genre de geste permet au rugby de rester un sport encore exemplaire malgré bientôt quinze ans de professionalisme pas toujours heureux. Peut être s'est-il même laissé aller à dire "Gloria victis !", Gloire aux vaincus ! Et alors ?
dimanche 14 septembre 2008
Bonus Dominici
Petite leçon de latin ce week-end. Non pas à cause de la visite du pape en France mais plutôt en raison du déplacement du Stade Français à Toulon vendredi. "Bonus" veut dire bon et "Dominici" se traduit par maître et c'est justement en bon maître que s'est comporté l'entraîneur des lignes arrière parisiennes en intimant l'ordre à son buteur de taper une pénalité en touche en fin de match plutôt que la tenter et risquer de marquer les trois points qui auraient privé le RC Toulon, battu 13-19, du Bonus défensif. Depuis, les grincheux, dirigeants aigris et autres mauvais coucheurs du Top 14 se déchaînent contre cette attitude et sur le fait que Christophe Dominici a eu le courage d'admettre que, maître de ses émotions, il a pris cette décision sciemment. Pas seulement parce que Toulon est son club d'origine mais aussi parce qu'en homme intelligent et à l'âme bien faite, il sait que ce genre de geste permet au rugby de rester un sport encore exemplaire malgré bientôt quinze ans de professionalisme pas toujours heureux. Peut être s'est-il même laissé aller à dire "Gloria victis !", Gloire aux vaincus ! Et alors ?
samedi 13 septembre 2008
L'été pourri de Christian BIMES
En mai dernier, sûr de lui, malgré les casseroles judiciaires qui s'accumulaient sur sa personne, Christian Bîmes déclarait qu'il souhaitait briguer un cinquième mandat à la présidence de la FFT en février 2009. Un mois plus tard, il quittait son poste de président de TF1 entreprises sous la pression de Nonce Palolini. Un départ qui, pensait-il, allait faire lever le doute sur le conflit d'intérêt que représentait cette situation et, notamment le fait qu'Eurosport, filiale de TF1, diffuse le tournoi de Roland-Garros à des conditions extrèmement avantageuses. Ce leurre ne lui suffira pas pour sauver sa peau car fin août c'est la justice qui lui porte un coup fatal en le renvoyant devant le tribunal correctionnel de Paris pour prise illégale d’intérêts et abus de confiance. Le président de la FFT ne s'avoue pas vaincu pour autant et trouve même le culot de déclarer pour justifier sa décision: "Depuis quatre ans, j'ai subi une campagne de déstabilisation politique, judiciaire et médiatique scandaleuse, et incroyablement violente. J'ai donc décidé, non pas en raison de cette procédure engagée devant le Tribunal... mais en raison des atteintes portées à ma vie personnelle et familiale, de ne pas me représenter aux prochaines élections fédérales." Sacrément gonflé quand même de dénoncer une déstabilisation politique pour un dirigeant dont tout le monde connaît le lobbying qu'il exerce à l'égard de la majorité depuis 15 ans (c'est aussi pour ça que TF1 l'avait recruté). Les médias sont accusés alors qu'il est un des plus grands "bouffeurs de caméras et de micros" (sic) du sport français et, surtout l'atteinte à sa vie personnelle et familiale dénoncée alors que son épouse est poursuivie pour prise illégalle d'intérêt dans le cadre de ses relations professionnelles avec la FFT et qu'il est accusé de conflits d'intérêts, notamment dans le cadre de dépenses excessives à titre personnel ou pour ses proches. Au tennis on appelle ça "renvoyer la balle".
vendredi 12 septembre 2008
PARIALYMPIQUES
Les Jeux Paralympiques qui se déroulent en ce moment à Pékin, dans un anonymat médiatique scandaleux, devraient être l'occasion de célébrer toute la noblesse du sport et ses vertus universelles. Et pourtant ... Déjà 5 cas de dopage avérés parmi les athlètes participants et surtout une polémique sournoise qui s'est installée autour de la notion de handicap. Il y a bien sûr le cas complexe de l'athlète sud-africain Oscar Pistorius interdit de JO en août à cause de ses prothèses en carbonne mais suspecté d'en tirer un avantage indu parmi les handicapés. Désormais, comme le révèle l'Equipe, il y a la question de l'insuffisance de handicap qui provoque des remous entre athlètes et organisateurs à Pékin. Premier cas, celui d'un Irlandais dont le handicap psychomoteur ne serait pas si lourd que ça et qui se voit exclu de l'équipe de football à 7 de son pays à Pékin. Curieusement, en 2004 à Athènes, personne n'a émis de doute sur la performance qui lui a permis d'obtenir le Bronze sur 400 mètres. Une nageuse australienne a également été exclue au motif qu'elle n'était pas assez malvoyante ! Pendant ce temps là en France des footballeurs qui ont deux pieds gauche, des dirigeants et des entraîneurs qui souffrent de graves déficiances mentales continuent d'exercer...
jeudi 11 septembre 2008
Délit de belle gueule
Face à la Serbie, il a éclaboussé la rencontre par son aisance technique, sa combativité et son élégance. Yohann Gourcuff n'a pourtant pas le profil type du joueur de football français des années 2000. Fils d'un technicien réputé (Christian Gourcuff, entraîneur de Lorient), il n'a pas grandi dans un quartier défavorisé mais dans sa Bretagne natale (Lorient puis Rennes), s'est expatrié au Milan AC pendant deux saisons avec réussite mais sans tapage médiatique et a rejoint cet été les Girondins de Bordeaux, un club sérieux et plutôt discret. Dans la vie c'est un garçon bien élevé, pas frimeur et respectueux. Pas de chaînes en or, de tatouages tape à l'oeil, de casque greffé sur les oreilles, de déclarations prétentieuses et un regard franc et direct. Le gendre idéal ? Peut-être. Pourquoi ne deviendrait-il pas aussi le joueur idéal ? celui que le football français attend depuis si longtemps. Techniquement, tactiquement, physiquement... il a tout ce qu'il faut. Ne manquent que le charisme et l'âme d'un leader. On peut faire le pari qu'avec la confiance qu'il devrait acquérir auprès de Laurent Blanc à Bordeaux et en équipe de France si l'embellie se confirme, Yohann Gourcuff deviendra très vite la nouvelle idole du football français.mercredi 10 septembre 2008
Et si Lance...
Ainsi donc Lance Armstrong a décidé de revenir aux affaires et annonce qu'il souhaite participer au Tour de france 2009. Gonflé, mais pas si surprenant de la part du septuple vainqueur de la Grande boucle qui prétexte, pour justifier ce come-back, sa volonté de sensibiliser l'opinion sur le "fléau qu'est le cancer" (sic). Au delà de toutes les questions qu'on peut se poser sur la préparation physique que suivra l'Américain pour réussir ce pari, c'est surtout sur le contexte et le moment choisi pour cette annonce qu'il convient de s'interroger. L'apaisement des relations entre l'UCI et ASO ne serait-il pas à l'origine de cette décision ? Les réactions de certains responsables de ASO ont en effet de quoi surprendre. A commencer par Christian Prudhomme (directeur du Tour de France) qui qualifie l'initiative d'Armstrong de "défi" ou Bernard Hinault (conseiller cyclisme pour ASO) qui fait le parallèle avec la longévité de Jeannie Longo !
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