mardi 12 janvier 2010

Larmes d'Afrique


Triste semaine pour le football en Afrique. Alors que la fête s'annonçait superbe en Angola à l'occasion de la 27ème édition de la CAN, le drame qui a touché l'équipe du Togo, victime d'un attentat dans la province de Cabinda, a jeté un voile sombre sur une compétition qui enflamme tout un continent totalement dévoué à sa passion du ballon rond tous les deux ans. Comme souvent en Afrique et dans le monde du sport la compétition et le spectacle vont reprendre le dessus mais les Togolais, au delà du drame qui les à touché, n'auront même pas l'occasion de vibrer pour les exploits de leurs Eperviers. Double peine donc pour tout un pays dont une grande majorité de la population souhaitait que la sélection nationale participe malgré tout à la compétition, ne serait-ce que pour rendre hommage aux victimes de l'attentat et, surtout, pour montrer au continent africain et au monde entier que le Togo abrite un peuple fier capable de se relever et de surmonter les pires épreuves. A ce titre, on peut s'étonner de la décision de la CAF (Confédération Africaine de Football) de disqualifier le Togo de la CAN au prétexte fallacieux que les Eperviers auraient dû se présenter ce lundi à 19h30 à Cabinda pour affronter le Ghana !!!
Ce mercredi, la Tunisie fera son entrée dans la compétion face à la Zambie. Les Aigles de Carthage auront certainement une pensée émue pour l'un des leurs, disparu la semaine dernière. Né à Tunis où il vécu 13 ans avant de rejoindre la France, Philippe Séguin a toujours cultivé ses racines tunisiennes et entretenu une passion viscérale pour le football. Et si on le voyait souvent dans les tribunes du Parc des Princes pour suivre le PSG et au Stade de France pour supporter l'équipe de France, le président de la Cour des Comptes n'hésitait jamais, lors de ses séjours à Tunis, à aller soutenir le club de son coeur, l'Espérance.On l'a encore vu au mois d'août dernier dans les tribunes du stade El Menzah suivre une rencontre qui opposait l'EST à Kasserine. Un grand homme politique s'en est allé, un vrai passionné de football a disparu et un Africain de coeur nous a quitté.

lundi 11 janvier 2010

Champions virtuels

Nul ne peut contester la légitimité des palmarès des champions de l'année 2009. Qu'il s'agisse des Champions des Champions Monde ou France de l'Equipe ou du sportif de l'année du JDD. Usain Bolt et Sébastien Loeb méritent amplement leurs sacres tout comme les autres sportifs qui sont montés sur les podiums: Federer, Rossi, l'équipe de France de handball et Riner. Mais si les exploits de Federer à Roland Garros et Wimbledon ou ceux de l'équipe de France de hand en Croatie ont été vus en direct et revus de longues et belles minutes sur tous les écrans, ceux de Bolt, Loeb, Rossi et Riner n'ont duré pour le premier que quelques secondes (28.77 exactement si on additionne son record du monde du 100 mètres et 9"58 à celui du 200 mètres en 19"19) et n'ont quasiment pas été vus pour les trois autres. Le sixième sacre consécutif de Sébastien Loeb car le championnat du monde des rallyes n'est pas retransmis en direct et, à moins d'être abonné à Eurosport (Motors TV en 2010), l'Equipe TV ou Infosport qui ont diffusé des résumés de ses victoires ou de subir Stade 2 et Tout Le Sport, ce n'est qu'en fin de journal télévisé ou dans le trop matinal Auto-Moto que le grand public a pu vraiment apprécié l'exploit de l'Alsacien. Pour Valentino Rossi et son 7ème sacre en Moto GP, c'est encore pire car la moto ne fait pas vraiment la Une des chaines de télévision et comme, de plus, il n'est pas Français....Autant dire que ses exploits en 2009 n'ont pas été beaucoup visionnés. Enfin Teddy Riner, sacré pour la 3ème fois Champion du monde à 20 ans seulement, c'est certainement l'exploit qui a été le moins vu à la télévision tant le judo est peu diffusé (sauf pendant les JO). Un paradoxe évident, logique mais rassurant car il démontre que l'ultra médiatisation télévisuelle ne garantit pas le succès et n'alimente pas forcément les palmarès. Sinon rugbymen, footballeurs, tennismen, pilotes de F1 et cyclistes trusteraient les podiums de la notoriété ce qui, à l'exception de Roger Federer, n'est pas le cas. Peut être grâce à la presse écrite et à la radio (deux vieux media) et au public qui continue, heureusement, de se déplacer dans les stades, les salles et sur les circuits.

mardi 15 décembre 2009

Fais gaffe Roger !

Pas de chance pour Gillette qui avait beaucoup misé sur un beau trio de champions. En janvier 2007, la célèbre marque de rasoirs abandonnait Beckham pour investir (plusieurs dizaines de millions de dollars par an) sur l'image de 3 champions à l'honnorabilité immaculée et à l'image consensuelle. Le pari, même limité, s'est révélé particulièrement payant jusqu'à cet automne. Roger Federer a cumulé les titres et repoussé la plupart des assauts de ses concurrents affamés. Tiger Woods, malgré une longue absence en 2008, est toujours le meilleur golfeur du monde, et ce depuis 14 ans. Quant à Thierry Henry, il a engrangé les trophées continentaux et nationaux avec le Barça et est devenu le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France. Et puis arrive la fin de l'année 2009, annus horribilis, Thierry Henry met la main sur un ballon que Gillette s'empresse de faire disparaître des affiches et Tiger Woods se révèle aussi à l'aise avec les filles faciles qu'au putt, au point que Gillette décide de suspendre l'apparition du champion américain dans ses campagnes. Le premier est désormais considéré comme un tricheur malhonnête et le deuxième comme un vulgaire play boy immoral. Deux pestiférés quasiment infréquentables surtout pour Gillette qui déclarait au moment où elle les avait sélectionnés : "Ils n'ont pas été choisis uniquement pour leurs succès sportifs, mais parce que chacun symbolise les vraies valeurs sportives et sont un exemple en dehors du terrain également". Reste Roger Federer, modèle de moralité, d'élégance et de panache. Et si le Grand Suisse n'était finalement pas le gendre idéal dont tout le monde loue les qualités ? Il paraît que Gillette et ses assureurs ont mis des enquêteurs privés sur le coup pour vérifier que le numéro 1 mondial du tennis ne traîne pas quelques casseroles qui pourraient sortir un jour prochain. Vont-t-ils découvrir que Federer est le dealer de Richard Gasquet, qu'il a eu un enfant avec Marion Bartoli, qu'il parie sur les matches de Nikolay Davydenko, qu'il a le même préparateur physique que Xavier Malisse, qu'il planque son argent à Dubaï ou, pire, qu'il a voté contre l'interdiction des minarets en Suisse ? Faut vraiment qu'il soit très prudent Roger s'il veut rester la perfection au masculin

jeudi 19 novembre 2009

Hand the winner is...

A force de répéter que le Rugby est un sport infiniment plus honorable et spectaculaire que le Football, je savais bien qu'ils finiraient par jouer à la main...

lundi 16 novembre 2009

Rugby 15 - Foot 11

Hasard du calendrier, les équipes de France de rugby et de football jouaient deux matches importants à 24 heures d'écart. Le XV de France affrontait, l'Afrique du Sud, champion du Monde en titre et le 11 tricolore jouait en Irlande le barrage aller pour une qualification en Coupe du Monde. L'occasion d'une comparaison entre deux spectacles sportifs qui encore une fois n'a pas été en faveur du football, français notamment. Vendredi à Toulouse on a assisté à une rencontre de très haut niveau avec un engagement total de la part des deux équipes. Le lendemain à Dublin, face à des footballeurs irlandais motivés c'est une équipe de France peu déterminée qui a réussi, malgré tout, à s'imposer. Alors que jeunes et anciens du XV de France se défonçaient pendant 80 minutes, la plupart des footballeurs français erraient sur la pelouse de Croke Park. Anelka, jusqu'à son but chanceux, a touché la plupart de ses ballons dans sa moitié de terrain, Henry n'a jamais vraiment réussi à déborder, Gourcuff a cherché, en vain, des partenaires démarqués et Allou Diarra a visiblement eu du mal à digérer la collation d'avant match. Seuls, Sagna, Lassana Diarra et Lloris ont vraiment mouillé le maillot d'un bout à l'autre de la rencontre. Au delà de l'engagement, c'est au niveau de l'efficacité, de la prise de risques et de la qualité du jeu que la différence a été la plus flagrante. A Toulouse Dupuy n'échoue que deux fois dans ses tentatives de coup de pied et ses coéquipiers attaquent tous les ballons, plaquent tout ce qui bouge et humilient leurs adversaires dans les regroupements. A Dublin, un Gignac tire...en touche,  Gourcuff rate le cadre de plusieurs mètres et Abidal relance dans les pieds de ses adversaires. Tous des joueurs payés dix fois plus que leurs homologues rugbymen. reste l'ambiance et l'état d'esprit. Que dire par exemple de cette minute de silence superbement respectée au Stadium alors que les supporters français sifflaient leur sélectionneur et l'hymne irlandais à Dublin ? Et cette fin de match où Français et Irlandais s'embrouillent et s'invectivent après le coup de sifflet final alors que la veille les Sud-africains battus et vexés félicitaient leurs adversaires et se recueillaient dignement dans leur vestiaire ? Les avocats du ballon rond plaideront l'enjeu du match Eire-France ou les conditions météo qui ont réfréné les ardeurs et les talents tricolores et argueront du fait que seule la victoire comptait. Certes, mais alors mercredi, au Stade de France, que le football français  prouve qu'il a sa place dans l'élite mondiale, qu'il peut faire le spectacle et ranime la flamme de ses supporters.

jeudi 12 novembre 2009

Revers et coups tordus

Exceptés les dérapages poudrés de Gasquet, Hingis, Wilander, Novacek ou Gerulaitis, les insinuations à l'encontre de Davydenko ou Rochus soupçonnés d'avoir participé à des paris truqués et quelques excès chimico-médicamenteux de Korda et de certains joueurs argentins, le tennis est un monde feutré dont on ne parle qu'à l'occasion des tournois du Grand Chelem, des contre-performances de Federer et Nadal ou quand des joueurs français se distinguent. Le tout dans un langage policé et plutôt élogieux. Même les affaires de harcèlement sexuel dont ont été victimes des joueuses françaises, les frasques de l'ex président Bîmes, condamné par la justice, ou les délires socio-humanistes de Noah n'ont pas de retentissement médiatique comme ce peut être le cas en football, en cyclisme, en sport automobile ou en athlétisme. Le tennis, comme le golf et d'autres disciplines "traditionnelles", semblait être à l'abri du scandale et de l'opprobre. Curieusement, comme ce fut le cas pour Carl Lewis qui avoua s'être dopé, ce sont les révélations d'une ancienne îcone du tennis qui ont jeté un voile de suspicion sur les courts. Il a suffit qu'André Agassi publie ses mémoires pour qu'on se rende compte que ce sport était comme les autres avec également sont lot de tricheries, de bassesses, de magouilles et de dopage. Dans son autobiographie,  le Kid de Las Vegas balance à tout va, y compris sur lui même. Au delà de l'épisode de la perruque, on retiendra surtout la détresse d'un champion qui avoue n'avoir jamais aimé son sport, d'un homme fragile qui trouva refuge dans les substances illicites et, surtout, d'un joueur lucide au point de bâcher sévérement ses compatriotes Sampras, Chang et Courier ou d'émettre des doutes sur les performances de Muster, Kafelnikov et Becker. L'Allemand pour lequel il se montre particulièrement haineux, avouant même avoir perdu volontairement en 1/2 finale de l'Open d'Australie 1996 pour ne pas avoir à l'affronter en finale. Curieuse coïncidence, les révélations choc d'André Agassi paraissent pendant un automne qui s'annonce difficile pour l'image du tennis. Richard Gasquet comparaît à nouveau devant le TAS (Tribunal Arbitral du Sport) et risque gros pour son histoire de consommation de cocaïne à l'insu de son plein gré et deux joueurs belges, Yanina Wickmayer, demi-finaliste du dernier US Open, et Xavier Malisse, viennent d'être condamnés par le tribunal antidopage flamand pour manquements dans la transmission des informations de localisation qui permettent d'effectuer des contrôles inopinés. Dans le cas de Malisse, ça va même plus loin puisqu'il lui est repproché d'avoir manqué un contrôle antidopage. Exactement ce qu'on voit dans le cyclisme ou l'athlétisme. Il n'y a d'ailleurs pas de raison que le tennis ne soit pas touché par ces dérives. Le terrain est plus que jamais fertile: enjeux financiers, pression psychologique, engagement et préparation physiques...Il ne manque plus qu'un peu d'intérêt médiatique et quelques...biographies.

lundi 2 novembre 2009

Véridique !

Vous connaissez beaucoup de professions qui peuvent légalement exonérer jusqu'à 30 % de leurs revenus de  cotisations sociales ? Non ? Et pourtant, depuis 2004, près de 1500 sportifs et les clubs qui les emploient bénéficient de cette disposition très généreuse, dite DIC ( Droit à l'image collective) qui, selon la Cour des Comptes, a pour conséquence un manque à gagner de plus de 30 millions d'euros pour l'Etat. Créée à l'initiative de Jean-François Lamour, à l'époque secrétaire d'Etat aux Sports, ce dispositif dont profitent 658 footballeurs, 625 rugbymen, 142 basketteurs et 20 handballeurs et leur club, a, selon ses initiateurs, pour "louable" vocation de permettre aux clubs professionnels français de pallier la fuite de leurs muscles vers les grands clubs de pays à la fiscalité beaucoup plus légère. Pourquoi pas.  Même si on peut s'étonner que ce genre de régime n'ait pas également été étendu à d'autres professions touchées par le même phénomène de disparité fiscale comme les scientifiques, les médecins ou les chercheurs. Si à l'époque nul (à part quelques députés d'opposition) n'avait trouvé à redire au nom de la solidarité autour du sport français, il est curieux de constater, qu'en période de crise financière, à l'heure où les niches fiscales sont visées et alors qu'on va même jusqu'à violer les sacro-saints secrets bancaires suisse, l'amendement qui vise à supprimer cet avantage inique, dans le cadre du projet de  loi de finance 2010, provoque une véritable levée de boucliers. On peut comprendre les présidents des clubs français concernés qui vont devoir mettre la main au portefeuille (l'abandon du DIC prendrait effet en janvier prochain alors que les budgets des clubs ont été calculés pour couvrir les dépenses jusqu'en juin 2010) pour garder ou attirer les meilleurs éléments. Je pense particulièrement aux 30 clubs professionnels de rugby gavés de vieilles gloires européennes, de mercenaires argentins et de guerriers du Pacifique. Imaginez donc une ligne de trois quarts entièrement française en TOP 14. Ridicule ? Quoique, Médard, Heymans, Clerc, Jauzion, David, Michalak et Elissalde au Stade Toulousain ou Porical, Candelon, Sid, Mermoz, Marty, Laharrague et Durand à Perpignan ça tient aussi la route. Ce qui est plus surprenant c'est l'attitude de nos ministres ou des parlementaires de la majorité. A commencer par  Xavier Bertrand, Jean-François Lamour ou Frédéric Lefebvre qui désavouent Roselyne Bachelot et Eric Woerth, les ministres à l'origine de cet amendement mais surtout RamaYade qui voudrait faire croire qu'elle s'intéresse au sport mais débite de belles incongruités comme "sans le DIC, jamais Yoann Gourcuff ne serait resté à Bordeaux et jamais Sébastien Chabal ne serait revenu en France" alors que tous les observateurs savent très bien que dans ces deux cas précis d'autres paramètres ont été bien plus décisifs. le DIC n'a pas empêché non plus Karim Benzema de filer à Madrid ou Daniel Narcisse d'aller goûter la douceur des bords de la Baltique en signant à Kiel. Et la solidarité envers ceux qui paient leurs impôts sans bénéficier du moindre cadeau, ceux qui paient plein pot leur place au stade pour voir jouer Jonny Wilkinson mais aussi Kevin Gameiro ? Et les centaines de millions d'euros (sur 2,5 milliards de coût total selon frédéric Thiriez) d'argent public qu'il faudra trouver si la France organise l'EURO 2016 ? Ce sont bien les cochons de payeurs qui vont les financer, sans rechigner, même si on crée pour l'occasion un nouvel ISF, Impôt de Solidarité Pour le Football.


lundi 26 octobre 2009

La grippe Anigo

Le feuilleton de ce week-end autour du report du match OM-PSG nous a montré toutes les bassesses que le football peut engendrer. Et tout ça quelques jours après deux superbes soirées de Ligue des Champions au cours desquelles l'OM, Bordeaux et Lyon se sont imposés. Le Classico s'annonçait plutôt bien. Pas de déclarations d'avant match tapageuses et deux équipes prêtes à jouer pour la gagne. Marseille pour tenter de remonter dans le trio de tête et Paris pour enfin retrouver le chemin de la victoire perdu depuis le 29 août. Il a suffi d'une épidémie de Grippe A touchant l'effectif du PSG pour que tout dérape et que la Ligue 1 se mette à tousser puis à cracher et même à vomir. Alors que les mêmes causes n'avaient produit aucun mauvais effet dans le monde policé du rugby après le report de deux rencontres de Castres en début de saison, dans le milieu nauséeux du foot l'affaire prend des proportions hors norme dignes d'un mauvais feuilleton. De "Plus belle la vie" on est passé à "Thiriez la fronde" en 3 jours et 4 cas de H1N1. On a vu des dirigeants de club mettre en cause leur autorité de tutelle (la LFP) et son président, certes maladroits mais qu'on peut comprendre dans un contexte inédit et délicat. Les mêmes présidents du PSG et de l'OM qui ne cachent pas leur intention d'intégrer une commission de la Ligue et qui ne crachent pas sur les dizaines de millions d'euros que leur reverse la LFP sur les droits TV. On a vu des supporters (!)  parisiens lâchés librement dans  la cité phocéenne exprimer de la manière la plus abjecte leur déception après l'annonce du report du match. Leurs homologues marseillais n'ont guère été plus élégants en ravivant de vieux sentiments anti-parisiens tellement stupides et éculés. On a surtout entendu des commentaires indécents et ineptes de la part de responsables des deux clubs et, en particulier, ceux de l'encadrement de l'OM. A commencer par Antoine Veyrat, le directeur général du club qui critique l'attitude du PSG et ose déclarer que dans cette affaire c'est l'OM qui est la première victime ou Didier Deschamps qui émet des doutes sur le fait que le PSG ait pu être diminué. Le technicien marseillais a beau s'habiller comme Guy Roux, il n'a pas encore les talents diplomatiques du maquignon bourguignon ! La palme revient, sans surprise, à José Anigo  qui crie au complot anti marseillais orchestré par les technocrates parisiens et se permet même de tacler son président, Jean-Claude Dassier, qu'il juge un peu jeune dans le métier après que celui-ci a osé dire qu'il n'y avait aucune raison de soupçonner les dirigeants parisiens de manipulation. C'est dire l'ambiance qui règne à la Commanderie !!! Le même Anigo qui tentait l'an dernier (soutenu par l'angélique Pape Diouf)  de faire passer Santos Mirasierra pour un doux agneau harcelé par la justice espagnole. Mais quel besoin ont-ils d'attiser les braises qui consument jour après jour le football français tel un virus malfaisant ?