Hasard du calendrier, les équipes de France de rugby et de football jouaient deux matches importants à 24 heures d'écart. Le XV de France affrontait, l'Afrique du Sud, champion du Monde en titre et le 11 tricolore jouait en Irlande le barrage aller pour une qualification en Coupe du Monde. L'occasion d'une comparaison entre deux spectacles sportifs qui encore une fois n'a pas été en faveur du football, français notamment. Vendredi à Toulouse on a assisté à une rencontre de très haut niveau avec un engagement total de la part des deux équipes. Le lendemain à Dublin, face à des footballeurs irlandais motivés c'est une équipe de France peu déterminée qui a réussi, malgré tout, à s'imposer. Alors que jeunes et anciens du XV de France se défonçaient pendant 80 minutes, la plupart des footballeurs français erraient sur la pelouse de Croke Park. Anelka, jusqu'à son but chanceux, a touché la plupart de ses ballons dans sa moitié de terrain, Henry n'a jamais vraiment réussi à déborder, Gourcuff a cherché, en vain, des partenaires démarqués et Allou Diarra a visiblement eu du mal à digérer la collation d'avant match. Seuls, Sagna, Lassana Diarra et Lloris ont vraiment mouillé le maillot d'un bout à l'autre de la rencontre. Au delà de l'engagement, c'est au niveau de l'efficacité, de la prise de risques et de la qualité du jeu que la différence a été la plus flagrante. A Toulouse Dupuy n'échoue que deux fois dans ses tentatives de coup de pied et ses coéquipiers attaquent tous les ballons, plaquent tout ce qui bouge et humilient leurs adversaires dans les regroupements. A Dublin, un Gignac tire...en touche, Gourcuff rate le cadre de plusieurs mètres et Abidal relance dans les pieds de ses adversaires. Tous des joueurs payés dix fois plus que leurs homologues rugbymen. reste l'ambiance et l'état d'esprit. Que dire par exemple de cette minute de silence superbement respectée au Stadium alors que les supporters français sifflaient leur sélectionneur et l'hymne irlandais à Dublin ? Et cette fin de match où Français et Irlandais s'embrouillent et s'invectivent après le coup de sifflet final alors que la veille les Sud-africains battus et vexés félicitaient leurs adversaires et se recueillaient dignement dans leur vestiaire ? Les avocats du ballon rond plaideront l'enjeu du match Eire-France ou les conditions météo qui ont réfréné les ardeurs et les talents tricolores et argueront du fait que seule la victoire comptait. Certes, mais alors mercredi, au Stade de France, que le football français prouve qu'il a sa place dans l'élite mondiale, qu'il peut faire le spectacle et ranime la flamme de ses supporters.lundi 16 novembre 2009
Rugby 15 - Foot 11
Hasard du calendrier, les équipes de France de rugby et de football jouaient deux matches importants à 24 heures d'écart. Le XV de France affrontait, l'Afrique du Sud, champion du Monde en titre et le 11 tricolore jouait en Irlande le barrage aller pour une qualification en Coupe du Monde. L'occasion d'une comparaison entre deux spectacles sportifs qui encore une fois n'a pas été en faveur du football, français notamment. Vendredi à Toulouse on a assisté à une rencontre de très haut niveau avec un engagement total de la part des deux équipes. Le lendemain à Dublin, face à des footballeurs irlandais motivés c'est une équipe de France peu déterminée qui a réussi, malgré tout, à s'imposer. Alors que jeunes et anciens du XV de France se défonçaient pendant 80 minutes, la plupart des footballeurs français erraient sur la pelouse de Croke Park. Anelka, jusqu'à son but chanceux, a touché la plupart de ses ballons dans sa moitié de terrain, Henry n'a jamais vraiment réussi à déborder, Gourcuff a cherché, en vain, des partenaires démarqués et Allou Diarra a visiblement eu du mal à digérer la collation d'avant match. Seuls, Sagna, Lassana Diarra et Lloris ont vraiment mouillé le maillot d'un bout à l'autre de la rencontre. Au delà de l'engagement, c'est au niveau de l'efficacité, de la prise de risques et de la qualité du jeu que la différence a été la plus flagrante. A Toulouse Dupuy n'échoue que deux fois dans ses tentatives de coup de pied et ses coéquipiers attaquent tous les ballons, plaquent tout ce qui bouge et humilient leurs adversaires dans les regroupements. A Dublin, un Gignac tire...en touche, Gourcuff rate le cadre de plusieurs mètres et Abidal relance dans les pieds de ses adversaires. Tous des joueurs payés dix fois plus que leurs homologues rugbymen. reste l'ambiance et l'état d'esprit. Que dire par exemple de cette minute de silence superbement respectée au Stadium alors que les supporters français sifflaient leur sélectionneur et l'hymne irlandais à Dublin ? Et cette fin de match où Français et Irlandais s'embrouillent et s'invectivent après le coup de sifflet final alors que la veille les Sud-africains battus et vexés félicitaient leurs adversaires et se recueillaient dignement dans leur vestiaire ? Les avocats du ballon rond plaideront l'enjeu du match Eire-France ou les conditions météo qui ont réfréné les ardeurs et les talents tricolores et argueront du fait que seule la victoire comptait. Certes, mais alors mercredi, au Stade de France, que le football français prouve qu'il a sa place dans l'élite mondiale, qu'il peut faire le spectacle et ranime la flamme de ses supporters.jeudi 12 novembre 2009
Revers et coups tordus
Exceptés les dérapages poudrés de Gasquet, Hingis, Wilander, Novacek ou Gerulaitis, les insinuations à l'encontre de Davydenko ou Rochus soupçonnés d'avoir participé à des paris truqués et quelques excès chimico-médicamenteux de Korda et de certains joueurs argentins, le tennis est un monde feutré dont on ne parle qu'à l'occasion des tournois du Grand Chelem, des contre-performances de Federer et Nadal ou quand des joueurs français se distinguent. Le tout dans un langage policé et plutôt élogieux. Même les affaires de harcèlement sexuel dont ont été victimes des joueuses françaises, les frasques de l'ex président Bîmes, condamné par la justice, ou les délires socio-humanistes de Noah n'ont pas de retentissement médiatique comme ce peut être le cas en football, en cyclisme, en sport automobile ou en athlétisme. Le tennis, comme le golf et d'autres disciplines "traditionnelles", semblait être à l'abri du scandale et de l'opprobre. Curieusement, comme ce fut le cas pour Carl Lewis qui avoua s'être dopé, ce sont les révélations d'une ancienne îcone du tennis qui ont jeté un voile de suspicion sur les courts. Il a suffit qu'André Agassi publie ses mémoires pour qu'on se rende compte que ce sport était comme les autres avec également sont lot de tricheries, de bassesses, de magouilles et de dopage. Dans son autobiographie, le Kid de Las Vegas balance à tout va, y compris sur lui même. Au delà de l'épisode de la perruque, on retiendra surtout la détresse d'un champion qui avoue n'avoir jamais aimé son sport, d'un homme fragile qui trouva refuge dans les substances illicites et, surtout, d'un joueur lucide au point de bâcher sévérement ses compatriotes Sampras, Chang et Courier ou d'émettre des doutes sur les performances de Muster, Kafelnikov et Becker. L'Allemand pour lequel il se montre particulièrement haineux, avouant même avoir perdu volontairement en 1/2 finale de l'Open d'Australie 1996 pour ne pas avoir à l'affronter en finale. Curieuse coïncidence, les révélations choc d'André Agassi paraissent pendant un automne qui s'annonce difficile pour l'image du tennis. Richard Gasquet comparaît à nouveau devant le TAS (Tribunal Arbitral du Sport) et risque gros pour son histoire de consommation de cocaïne à l'insu de son plein gré et deux joueurs belges, Yanina Wickmayer, demi-finaliste du dernier US Open, et Xavier Malisse, viennent d'être condamnés par le tribunal antidopage flamand pour manquements dans la transmission des informations de localisation qui permettent d'effectuer des contrôles inopinés. Dans le cas de Malisse, ça va même plus loin puisqu'il lui est repproché d'avoir manqué un contrôle antidopage. Exactement ce qu'on voit dans le cyclisme ou l'athlétisme. Il n'y a d'ailleurs pas de raison que le tennis ne soit pas touché par ces dérives. Le terrain est plus que jamais fertile: enjeux financiers, pression psychologique, engagement et préparation physiques...Il ne manque plus qu'un peu d'intérêt médiatique et quelques...biographies.lundi 2 novembre 2009
Véridique !
lundi 26 octobre 2009
La grippe Anigo
mercredi 21 octobre 2009
Toulalan en défense, comme une évidence
mercredi 14 octobre 2009
VDB, martyr et dérailleur
jeudi 8 octobre 2009
Gay pied
lundi 28 septembre 2009
Bon vivant et mauvais disparu
Le Racing Club de France est en deuil et le Showbizz pleure. Cette association de mâles fêtards qui fit les beaux jours du RCF à la fin des années 80 et réveilla le monde du rugby confit dans sa tradition et son cholestérol doit tant à Marcel Francotte qui vient de nous quitter. Dirigeant historique au Racing (sections ski et rugby), ce titi parisien, gouailleur et dévoué fit beaucoup pour permettre aux Blanc, Rousset, Guillard, Lafond et autres Mesnel d'exprimer leur douce folie. Sans lui, nos joyeux drilles auraient eu bien du mal à convaincre les autres dirigeants de l'époque que leurs délires n'étaient que légèreté, fraîcheur et potacheries sans arrière-pensées. Sans lui, la marque Eden Park n'aurait peut être jamais existé. Cet ancien collaborateur du grand couturier Jean Patou leur a ouvert les portes du monde de la création et de l'industrie textile. Certes, il y a eu, comme dans toute association des frictions entre ces jeunes entrepreneurs et ce vieux briscard mais tous ceux qui l'ont fréquenté savaient qu'ils pouvaient compter sur lui. Et ils sont nombreux, les rugbymen du Racing qui ont pleuré sur son épaule ou ont ri aux éclats entre deux bons mots et deux bons verres. Entre 1960 et 2000, il aura tout vu et tout connu du club. Des mauvais jours au lendemain du titre de 1959 jusqu'à la fin des années 70, lorsque la section rugby implose et puis le bonheur suprême avec la finale de 1987 et le sacre de 1990. Des valeureux Nordistes comme Vannier, Gourdon, Péron, Decrae, Modin, Guillard ou Blanc aux glorieux Sudistes, Crauste, Moncla, Bassagaïtz, Taffary, Martinez, Rives, Paparemborde ou Benezech. La liste est si longue de ceux qui ont partagé un bout de gras, refait les matches et le monde ou se sont pris la tête avec Marcel qui observait derrière ses grosses lunettes, écoutait avec ses grandes oreilles et aimait avec son coeur immense. Il nous quitte quelques mois après la disparition de son grand pote Gérard Mérigaud. Nul doute qu'à la table des enfants du paradis ces deux là vont se faire une place de choix. Ils vont avoir tout le temps de nous observer et leurs éclats de voix, leur mauvaise foi et leurs fous rires résonneront longtemps dans nos esprits.
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